L’importance du Minyan
L’IMPORTANCE DU MINYAN.
Un office public ne peut se dérouler que si au moins dix personnes soient présentes. Pour le judaïsme, la prière en communauté a toujours été plus importante que la prière individuelle. Pour les libéraux, les femmes font partie du minyan, car elles sont parties intégrantes de la communauté.Dans certaines petites communautés, ou pour certaines cérémonies où les familles sont peu nombreuses, la question du minyan peut se poser. Peut-on par exemple, lire le Kaddish, ou lire dans la Torah avec moins de dix adultes présents ?
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Le fait de prononcer le Kaddish est psychologiquement très important pour une personne en deuil. Pour l‘honneur du défunt il est important que le Kaddish soit récité. Dans des circonstances où le minyan n’est pas réuni et où la récitation du Kaddish est apaisante, le judaïsme libéral adopte une position d’indulgence face à la loi stricte, pour des raisons d’hulanité.
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Quant à la lecture de la Torah, les codes s’appuyant sur une ancienne coutume de Palestine, (Tossefot Meguila 23b) nous permettent de le faire en présence de sept personnes, la huitième pouvant être un mineur tenant dans ses mains un Houmash, la neuvième étant le Sefer Torah, et la diixième étant la Shekhina, la présence de Dieu elle-même. Rabbi Joseph Caro n’encourageait pas cette pratique tandis que le Rama (rabbin Moshe Isserles la tolère – Shoulkhan Aroukh, Orah Haïm 55 :4)
A moins de sept, c’est au rabbin de chaque communauté de choisir la position qu’il/elle adopte. Parfois maintenir des offices réguliers pour moins de dix personnes peut être plus important que l’application stricte de la loi du minyan ; bien qu’il faille toujours chercher à avoir dix personnes à un office public ou privé.