Taleth et Kippa

TALETH ET KIPPA.   

Le port de la Kippa est de l’ordre de la coutume, tandis que celui du taleth est de l’ordre de la loi.
Nous savons que certains prêtres au Temple étaient tête nue (Yoma 25a) et que les individus couvraient leur tête en signe de deuil (Moed Katan 15a, 24a).
Le Shoulkhan Aroukh ou code des Lois,(Orah Haïm 91 :3) cite l’opinion selon laquelle on se couvre la tête en signe de piété. (La kippa symboliserait la présence de Dieu au-dessus de nos têtes et nous inciterait à la modestie).
Selon Jacob Lauterbach, il n’y a pas d’objection à prier tête couverte ou découverte.
Il ne peut donc y avoir de décision valable pour tous les pays et toutes les époques. C’est à chaque communauté  de définir quelle est la tenue correcte pour
les offices.

Le symbole de la Kippa représente la voûte céleste au-dessus de nous ; il n’est pas l’apanage de l’homme ou de la femme ; la kippa est un objet de culte. Si les femmes désirent utiliser ce symbole, on ne peut y voir une transgression du commandement biblique selon lequel les femmes ne doivent pas porter les vêtements des hommes.
Dans les synagogues libérales françaises, le port de la Kippa est obligatoire pour les hommes. 

Quant au port du Taleth, il s’agit là d’une interprétation d’un commandement inscrit dans le Chema. Celle-ci se résume à l’obligation de porter des franges aux quatre coins des vêtements.
Dans le judaïsme libéral, femmes et hommes sont liés par les mêmes commandements et la tradition juive n’interdit pas à la femme le port du Taleth (Talmud - Menarot 43a).
De manière générale, dans les communautés libérales de tous les pays, le port du taleth est obligatoire pour participer à l’office de lecture de la Torah.
Le fait que toute personne pour prier, s’enveloppe de son Taleth, accentue l’idée que nous sommes tous égaux devant Dieu et qu’il n’y a pas de différences entre les officiants et les fidèles.