COURS DE PENSEE JUIVE: ÊTRE JUIF EN VACANCES
Voici notre deuxième cours de pensée juive, qui s’inscrit dans le calendrier, puisque nous le publions au début des grandes vacances.
En effet le voici arrivés ces mois tant attendus de juillet-août et qui sont les mois de vacances.Mois redoutables, pas seulement à cause des bouchons sur les routes, mais par la mauvaise compréhension de ce que l’on appelle les vacances.
Une question se pose : pourquoi les fêtes les plus tristes du calendrier juif ont-elles lieu l’été ?
Le 17 Tamouz, ( 29 juin 2010) nous avons commémoré le début de la chute de Jérusalem. La première brèche dans les murailles qui amènera la chute et la destruction du 1er Temple en 586a.c par Nabuchodonosor.
Trois semaines plus tard, le 9 Av, (20 juillet 2010) nous célébrons la destruction du deuxième Temple en 70 de notre ère.
Tout au long de notre histoire durant ces trois semaines, se sont déroulés les évènements les plus épouvantables :
- l’expulsion des Juifs de France sous Philippe le Bel
- l’expulsion des Juifs d’Angleterre au Moyen-Âge
- les massacres de Worms en 1011
- les massacres de Metz la même année
- l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492
- la rafle du Vélodrome d’Hiver en 1942
Et on pourrait continuer comme ça. Coïncidence historique ? Mauvais sort ?
Il s’agit d’une période noire pendant laquelle nous ne célébrons pas de réjouissances, pas de mariages…A ces Halakhot, viennent s’ajouter des usages pendant cette période : pas de bénédiction d’inauguration, pas de musique, pas de danses…
Et comble de malchance, tout ça tombe en Juillet ! Coup vache, et même certaines années, cela tombe en Août…Au-delà des dates, on va essayer de comprendre s’il y a plus à chercher.
Dans la Torah, le 17 Tamouz, c’est le jour ou Moshé redescend du Sinaï vers le peuple juif. Et donc c’est le jour du Veau d’Or…Ce jour là, Moshé brise les Tables de la Loi, ces tables qui n’ont jamais été données aux juifs, car ce jour là, le peuple a oublié Dieu.
Plus tard encore, les BI auront encore oublié les promesses de Dieu. Ainsi les explorateurs qui vont en terre d’Israël. C’est la Terre Promise par Dieu ; il n’y a pas besoin d’envoyer des explorateurs ; mais les voilà qui partent sous un prétexte fallacieux et qui reviennent – le 9 Av- en faisant un rapport désastreux. Et le peuple en les entendant se met à pleurer. Et Dieu se fâche. Et Dieu leur dit, « vous avez pleuré pour rien, je vous donnerai de quoi pleurer ! ».
Et non seulement une errance de 40ans va commencer dans le désert, mais tous les adultes mourront et ne rentreront pas en Erets Israël, mais depuis ce jour, toutes les catastrophes nationales de notre peuple ont lieu le 9 Av ou dans la semaine du 9 Av.
La source, l’origine de tous les évènements historiques développés par le temps, se trouvaient à l’intérieur de ces 2 expériences, contemporaines de Moshé, et qui recèlent les germes de tous les échecs.Echouer dans la vie, c’est vivre le 17 Tamouz et le 9 Av.
Dieu a rêvé d’une épopée extraordinaire pour Son peuple. Et Il dit : « Si vous voulez, vous et Moi, on va faire un tabac dans l’histoire ! Si vous voulez, vous et Moi on va montrer que sans écraser personne, l’homme est capable d’être le réceptacle de la parole divine. » Alors les juifs disent ok. Et c’est l’euphorie de la sortie d’Egypte. La Torah est presque là ; Moshé est là. Heureusement car lorsque du Sinaï, Dieu ne prononce que le seul mot « Anokhi – Je Suis», les Juifs terrorisés font un bond en arrière de 4kilomètres tant il n’est pas supportable d’entendre la parole divine en direct.Et Dieu accepte le relais qu’est Moshé. Et pour la seule fois dans l’histoire du peuple juif tout le monde a été d’accord…
Or depuis que l’on parle du Sinaï, il y a comme un malaise dans le monde : parce que le mont Sinaï est à l’origine du Peuple Juif, et du lien spécial qui l’unit avec Dieu. Comme si le Sinaï était une sorte de dénominateur commun.
Si les 1ères Tables avaient été reçues, selon le Midrash, Israël aurait eu la force d’étudier sans être soumis au matériel ; c’était le rêve fou de Dieu.
Il y a encore dans le monde, des femmes et des hommes qui rêvent de Dieu et qui pensent que cette parole est viable. Nous puisons cette force dans l’exemple des Sages du Talmud. Et cette force garde nos consciences et érige nos vies.
Le deuxième échec, celui du 9 Av initial, c’est celui de la foi, de la confiance.
Dieu dit quelque chose. Se trompe-t-Il ? A-t-il tous les éléments ? Peut être ne connaît-il pas bien Erets Israël ? Alors on va aller voir. Et y vont les grands chefs des tribus d’Israël ; des Sages d’entre les Sages ; pas des schmoks…Et on y va sous un prétexte bidon : on dit que Dieu a promis les richesses des Cananéens, ils savent que l’on arrive ; sûrement ils vont cacher leurs trésors ; allons les espionner pour voir où ils les ont cachés de façon à ce que la parole divine s’accomplisse.
Et quand ils reviennent, à l’exception de Yoshoua Bin Noun et de Caleb ben Ifouné, ils vont dire que c’est « une terre qui dévore ses habitants ; elle est peuplée de géants dont on ne peut pas venir à bout. » On dirait ça à des gens qui ne se sont jamais battus ! Mais pas plus tard que quelques semaines auparavant ils viennent d’abattre le plus grand géant politico-militaire de cette époque, avec l’aide de Dieu ; plus tard Dieu avait abattu tous ceux qui avaient essayés de mettre des freins devant les BI. Les Moabites et les Philistins n’avaient même pas essayés, et voici que les BI vont se demander si Erets Israël est bien pour nous ?
Alors Dieu effectivement leur dit « Vous pleurez pour rien ; un jour vous pleurerez pour quelque chose.» Ce n’est pas de la méchanceté. C’est l’expérience que le Peuple Juif va devoir vivre, car quitter les berges de sa foi, c’est vivre un destin qui ne nous appartient plus.
Si l’Histoire d’Israël doit être faite par Dieu, alors elle n’est pas aux normes humaines ; elle n’a aucune logique, ni aucune explication. Or l’Histoire d’Israël doit être faite par le peuple Juif.
Selon nos Maîtres, la destinée des BI est de rendre Dieu plus proche du monde.
Or les lettres qui composent le mot proche « karov » et le mot sacrifice « korban » sont les même, les même racines.
Je voudrais vous dire ce soir que mon souhait est que beaucoup d’entre vous – vous tous- aient cette folie d’étudier la Torah, mais je vous préviens vous allez avoir une désagréable surprise. Un homme averti en vaut deux… (Et l’averti cale.)
Lorsque l’on décide d’étudier pour la première fois, on pénètre dans un univers par encore connu, presque inconnu ; pas encore rassurant.
Par exemple, vous voulez étudier ; vous voulez venir aux cours. Alors vous annulez Saint-Tropez, Cannes, Deauville, et vous frappez à la porte du rabbin. On vous ouvre – 1er miracle ! 2° miracle, il y a quelqu’un !
3° miracle on vous parle : vous voulez étudier ? Pas de problème ! Et on vous dit : « Il y a un boeuf qui se cogne contre une vache, et en tapant la vache il glisse (c’est dans la Guémara de Baba Batra) – vous avez suivi le bœuf ?
Si vous allez étudier quelque part et que vous rencontrez quelqu’un qui répond à votre questionnement en vous invitant à étudier un texte du Talmud qui vous parle d’un choc entre un bœuf et une vache, et la vache est pleine et elle perd son petit – qui doit payer ? (Lequel des deux propriétaires). Au retour : « Allo, Rav Lévy, j’ai besoin de quelques explications sur le judaïsme ! »
Donc pas toujours facile d’étudier le judaïsme. On part sur de grandes idées généreuses et on tombe sur des bœufs !
Vous avez de la culture, vous connaissez Voltaire, grand écrivain humaniste (et pourtant sa « Lettre concernant les Juifs » fait de lui le plus bel antisémite du XVIII° siècle) et voila qu’Israël est un peuple qui a été capable de faire un traité entier du Talmud sur un œuf (la Guémara Beïtsa), et dans lequel on traite du statut d’un œuf pondu par une poule Chabbat ! Philosophiquement c’est imbattable ! C’est un scoop !
Vous allez dans une fac de théologie avec l’œuf et vous faites un effet… bœuf !
Développer sur des pages entières le statut d’un œuf, on croit rêver !
Parlez nous d’humanisme, de grandes idées, mais d’un œuf !Or vous ouvrez le Talmud, vous tombez de bœuf en œuf, et vous risquez une déception…
Mais si l’étude peut sembler décevante dans sa forme, c’est que la forme cache sa véritable nature.
En fait c’est le secret. Il y a des systèmes philosophiques qui développent la relation Dieu-Homme et dans lesquels les idées s’entrechoquent et cela reste au niveau du concept, de l’idée.
Or la Torah reste concrète. Elle met l’Homme dans un domaine concret dans lequel il va vivre.Dans le temps on utilisait les animaux, et il pouvait arriver des accidents. D’où un certain code de la route.Un œuf pondu Chabbat ? C’est l’homme qui s’interroge sur l’intrusion dans sa vie programmée, d’un évènement imprévu. Ca peut faire sourire, mais il y a la réalité. J’ai préparé mon Chabbat et tout à coup arrive un évènement fortuit. Seulement cela a l’air formulé en termes qui nous semblent désuets.Or la vie, c’est une succession de petites choses.
Par exemple prenez l’Amour. Ce n’est pas seulement être tous les deux et contempler amoureusement le Lac Majeur. L’Amour c’est aussi les problèmes de la vie quotidienne que l’on va résoudre à 2.
Eh bien c’est cela la Torah : apprendre que Dieu est présent dans toutes les réalités. Dieu n’existe pas que dans la Amida. Et après ? La Torah prend le relais parce que vos questions ont de tout temps toujours été posées.
Le Talmud ne dit pas : 1° Dieu existe. 2° Il faut dire le Chéma. Le Talmud dit quand doit-on réciter le Chéma.
La définition de la Torah ? Essayer de rendre Dieu proche du monde. Mais le monde, je n’oublie pas sa réalité quotidienne et constante. Donc je suis dans la réalité de la Torah.
Dieu n’existe pas qu’à la synagogue. Moi, j’ai besoin de vous parler de Dieu ; partout ! Même à la plage !
Et si cette période terrible tombe pendant la période des vacances, c’est-à-dire au moment où l’homme aspire à ne penser à rien, débarrassé de ses préoccupations habituelles, c’est parce que c’est le moment ou un juif doit commencer à se poser des questions.En vacances, on fait ce qu’on veut. Que faites vous pendant les vacances ? Je réponds pour vous : ce qu’il vous plait. Détente, non-conformité par rapport à la vie déjà réglée, loisirs. Je fais ce que je n’ai pas l’habitude de faire.
Si les vacances, c’est s’éclater sans mesure, sans limite, sans loi alors on est dans le phénomène qui a causé la destruction du Temple et qui a fait briser les Tables de la Loi. C’est moi, le peuple juif qui fait ma loi, c’est-à-dire, voila comment je conçois le monde.
Si vous faites un gros plan sur Chabbat, par exemple ; je veux parler d’un Chabbat réel, vécu dans une joie profonde, qui apporte une détente réelle ; non seulement je me déconnecte de tout ce qui fait ma vie de tous les jours, mes soucis, mon travail, mais je reçois l’apport de quelque chose d’autre de ce que je suis.
Chabbat ce n’est pas du tout un monde vide. Mais au contraire un monde plein de Dieu. Et la finalité de ces cours c’est de vous faire toucher du doigt que Dieu, ce n’est pas embêtant.
Dieu est partout. Or on a besoin d’être seuls parfois ; on a besoin de son intimité.Je vous rassure, Dieu ne vient que si vous l’acceptez. Plus sympa que ça, on ne peut pas trouver ! Pas de Mézouza à la porte ? Il ne vient pas !
La Shekhina ne s’impose pas, elle s’attire.
A propos de cette bonté de Dieu, un Juif de New York avait fait une bêtise et il va voir son Rav et il lui dit qu’il n’a pas fait la Bénédiction après le repas.
- c’est pas bien, lui dit le Rav.
-mais avant j’avais oublié aussi de me laver les mains
- eh bien, c’est pas bien non plus, lui dit le rabbin.
-Et en plus c’était dans un restaurant qui n’était même pas cachère, ajoute le type.
- Comment ? Demande le Rabbin, Avec tous ses restaurants juifs tu trouves le moyen d’aller manger dans un restaurant goy ?
-Ah mais là c’était pas de ma faute, ils étaient tous fermés, c’était Kippour !
En fait qu’est-ce qu’il se passe ici ? Son Rav l’écoute et Dieu l’écoute aussi. L’homme n’est jamais complètement déconnecté.
Il suffit de se reprendre en main soi-même.Les Mitsvot ? Elles m’apprennent à vivre en compagnie de Dieu. C’est moi qui définie la distance que je mets entre Lui et moi. Je provoque les évènements. Et un juif de la Torah, c’est un Juif qui congédie Dieu le moins possible…
Vivre son judaïsme ce n’est pas quelque chose de théorique, mais au contraire de pratique.Il faut vivre pour comprendre.
Un texte du Talmud dans la Guémara Bérakhot dit :
« Kakh Darka shel Torah – voici le chemin de la Torah
Pat bamélakh tokhal – tu mangeras du pain et du sel
ouMaïm bimessoura tishté - et tu boiras de l’eau avec mesure
Véal haArets tishane – et tu dormiras par terre
Vé Khaïé TsaharTikhié – et tu vivras une vie de douleur
Ou béTorah ata lamad – Et tu étudieras la Torah
Im Ata ossé ken Ashreïkha vétov lakh – Et si tu fais ça, heureux es tu et bienheureux
Ashreïkha béOlam hazé – Heureux dans ce monde ci,
VéAshreïkha veTov lakh béOlam habaa – Et tu seras heureux et bienheureux dans le monde futur ».
Programme lamentable ! On est fou ou quoi ? On est Masochiste ? Non !
Le texte dit « Si tu fais cela », c’est-à-dire que cette vie se vit même si elle est cela. Si tu te fatigues pour la Torah, alors cela vaut la peine d’être vécu.
Même une vie comme celle de Yov (Job). Lui qui avait une exigence suprême de la justice. Yov, c’est le refus d’imaginer que Dieu est injuste. Et une heure de satisfaction dans le Monde Futur, vaut plus que toutes les vies de félicité dans ce monde ci.
Rendez-vous compte : une heure d’action méritoire dans ce monde ci, vaut toute l’éternité dans le monde futur ! Ca c’est la citation du siècle !
La chose la plus précieuse, c’est de vivre une heure, mais quelle heure ?
Pas une heure le long des cocotiers, sur une plage de sable fin avec une eau couleur d’émeraude. Pas cette heure là.L’heure de celui qui se consacre au bien ! Il s’agit d’une dynamique de la morale.
Certes, comme le dit le Talmud, « il n’est pas interdit de trouver que la nourriture est bonne », mais il faut savoir choisir son avenir.
Celui qui désire rester le maître de sa vie, ne sera pas un homme de dynamisme, de révolution car la Torah est en elle-même une révolution ; la seule révolution : celle qui a changé l’homme.
Aujourd’hui, il y a une frénésie chez les gens pour tout ce qui est évènement : les journaux, la télévision, la radio : tous s’activent pour chercher l’évènement. Parce qu’ils ne savent pas que le véritable évènement, c’est ce qui se passe chez nous. Par exemple, aujourd’hui j’ai mis les téfilines. C’est un scoop ? Chez eux non ! Chez moi, oui !Mes amis, si un homme décide d’infléchir sa vie, il a changé et lui, et le monde…
Alors le doute du 9 Av, c’est le doute de l’homme en l’homme. « Ce Moshé ne nous a-t-il pas menti ?
» Dans la vie je ne sais pas ce qui m’attend, mais la grandeur du monde d’ici, c’est d’être ensembles.
Le monde futur est un monde de contemplation, un monde spirituel. Dans ce monde ci, ce qui est beau c’est de pouvoir partager. La nature du bonheur, c’est de partager.
Ce qui donne à l’homme envie de devenir riche, c’est que les autres le sachent. Ils veulent partager. (Pas leur argent, mais leur concept de la richesse !).
Eh bien ce monde ci, c’est la possibilité de partager des expériences, y compris l’expérience avec Dieu.Comme Dieu se partage avec chacun d’entre nous. On ne lui apporte rien, à Dieu. Mais on le partage ; et on le fait savoir. Les hommes aiment partager, et ils aiment le faire savoir.
Un jour un Rabbin pas très regardant sur la halakha décide d’aller jouer au golf le jour de Kippour. Il a trop longtemps été privé de cette joie et ce jour là il se dit qu’il va pouvoir jouer tranquille. Et voilà qu’il fait un magnifique coup : il frappe la balle et en un seul coup, elle rentre dans le trou, sur le green. Alors il s’adresse à Dieu et lui dit : « Tu l’as fait exprès pour que ce coup là je ne puisse le répéter à personne ! »
Quand je partage avec les autres, je peux aider à bâtir l’autre.
En vous parlant de la qualité de la vie et des vacances, mon but n’est pas de vous donner mauvaise conscience, mais plutôt de vous proposer un défi avec vous-même. C’est pour vous dire : « Et si vous vous étiez trompé sur ce que vous pensiez être le sens du bonheur ? »
Et si le bonheur n’était pas celui vendu dans les magazines, mais celui que l’on trouve à l’intérieur de soit ?
Alors ce bonheur incarnez le où vous voulez.
Rabbi Méïr disait que les noms ont une signification, et que chaque mot, chaque nom à sa raison d’être, à la place où il se trouve, et que l’on peut en tirer un enseignement. Ainsi Rabbi Méïr ne serait jamais allé dormir dans une auberge appelée « L’auberge du dernier sommeil »…
Ainsi vous avez prévu d’aller en vacances aux Bahamas ; en hébreu cela veut dire animal, bête. Donc là-bas ne soyez pas comme cette île…
Vous voulez aller à Haïti, en hébreu cela veut dire j’étais ; or il faut éviter de perdre là-bas le Juif que vous êtes.
A Tahiti, en hébreu cela veut dire je me suis trompé. Là il vaut mieux vous en retourner…
Et si choisissez les USA et que vous allez à Miami, en hébreu qui est mon peuple, cela veut dire que là-bas vous ne savez plus qui vous êtes et vous perdez vos repères d’appartenance au peuple juif.
Bref tous ces lieux de vacances sont une véritable catastrophe… Mais allez y quand même si vous voulez !
Mais en y allant, restez vous-même ; Restez le Juif que vous êtes. Il est important de ne pas oublier qui l’on est.
On peut aimer l’exotisme et le dépaysement mais pas au prix du monde futur.Pour nous les vacances sont une suite de faits, d’actions que nous avons fait toute l’année : la pose des téfilines, la Téfila, la nourriture cachère, Chabbat…
En vacance, j’emmène Dieu avec moi.
Le vrai bonheur mes amis, ce n’est pas d’avoir quelque chose de nouveau, une nouvelle expérience sous les cocotiers ; c’est de ne pas perdre ce que j’ai. Or j’ai Dieu avec moi, je dois faire attention à me souvenir de Lui, même en vacance.
Car ces vacances sont un temps très court ; un temps très futile.
Cela va si vite, que le présent est déjà le passé. Seul compte ce que j’en fais.
A bientôt.
Rav Yonathan
